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14/02/2008

Méditation zéro

Je pourrais dire que ça ne date pas d’hier : il y a déjà quelque temps que je me suis aperçu que, dès mes premières années, j’ai tenu une quantité incroyable de fausses opinions pour véritables. Au début, j’ai fonctionné avec les idées des autres. J’avais des doutes sur les miennes. Et peu à peu j’ai jugé qu’il me fallait entreprendre sérieusement une fois dans ma vie de me défaire d’une bonne partie de toutes ces opinions-là. Mais, comme je voulais le faire sérieusement, je me suis dit que ça allait être une sacrée entreprise. Alors j’ai attendu d’être arrivé à un âge, disons, mûr. Ce qui m’a fait différer le chantier bien longtemps. Désormais je croirais commettre une faute, si j’employais encore à louvoyer le temps qui me reste pour agir. Aujourd’hui donc que, fort à propos pour ce travail, j’ai délivré mon esprit de toutes sortes de scories, et que, par bonheur je ne me sens de moins en moins agité de passions aveuglantes, et que je me suis préparé un repos dans une paisible antichambre de la vieillesse, je m’appliquerai sérieusement et avec liberté à détruire généralement toutes ces anciennes opinions avec lesquelles je sentais que j’étais en désaccord. Il ne sera pas nécessaire que je montre qu’elles sont toutes fausses — je n’en viendrais jamais à bout. Pour cela il ne sera pas aussi besoin que je les examine chacune en particulier, ce qui serait d’un travail infini mais, à chaque fois que je le pourrai, je le ferai.
Et vous, ça va ? 

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