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31/07/2008

J.O | Mnouchkine | La Piscine

 
 J.O. de Pékin 2008 par
le Théâtre du Soleil,
Mémoire Magnétique,
Reporters Sans Frontières.
Nous remercions les dissidents chinois, les réfugiés tibétains..
 
 

Sarko et mai 68



En prime, sur la vidéo les interventions des frères Bogdanov et de doc Gynéco. L’interviouveur est, je pense ne pas me tromper, John Paul Lepers.

 

“Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs. D’ailleurs, y avait plus de valeurs, plus de hiérachies : il n’y avait plus rien du tout, et eux-mêmes c’étaient pas grand-chose. Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit. Beau résultat en vérité. Souvenez-vous du slogan de mai 68 sur les murs de la Sorbonne : «Vivre sans contrainte et jouir sans entrave.» Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé l’école de Jules Ferry qui était une école de l’excellence, une école du mérite, une école du respect, une école du civisme, une école qui voulait aider les enfants à devenir des adultes et non à rester de grands enfants, une école qui voulait instruire et non infantiliser, parce qu’elle avait été construite par de grands républicains qui avaient la conviction que l’ignorant n’est pas un homme libre. Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé une école qui transmettait une culture commune et une morale partagée grâce auxquelles tous les Français pouvaient se parler, se comprendre, vivre ensemble. […] Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.”

 

30/07/2008

Moment d'intimité

 


 

C’est un soir paisible de l’été 2008.

Je suis au jardin parmi les pins et les mimosas. Tout à l’heure le vieil homme m’a parlé de cet olivier, là, si petit dont il se souvient qu’il a été planté il y a vingt ou trente ans.
Autour il y a des bruits de voix. Il me semble entendre, venant d’un jardin où l’on dîne : “Frites à la noix de coco”, mais j’ai dû mal entendre : ça n’existe pas les frites à la noix de coco ! Si ?
Il est au lit maintenant. J’ai branché son respirateur, disposé les verres comme il faut, tiré le couvre-lit très bas vers le pied pour qu’il n’appuie pas sur son ventre si sensible.
Je suis seul de nouveau. Sur la petite terrasse. Le bassin d’Arcachon est là, tout près, mais je n’y mets jamais les pieds. J’ai toujours détesté la plage. Un avion passe, très, très très haut. Le pilote ne sait rien de tout cela, de cette histoire de frites à la noix de coco et d’olivier si petit et qui a au moins, déjà, trente ans. Puis il y a un vol de pigeons, ou de tourterelles qui croisent l’avion super-sonique si haut. Entre les deux vols combien de milliers de kilomètres ? Un pigeon est en retard, et on voit bien qu’il bat des ailes plus vite pour rattraper les autres.
Nous avons passé un long moment, tout à l’heure, sur cette terrasse, le vieil homme et moi. Chacun avec sa bière. Pour la première fois il me semble apaisé. Il dit qu’il aime ça, ce moment-là, ce moment précis, ce moment du présent. Je lui dis que moi aussi je n’ai vécu que des moments présents, que l’avenir je ne m’en suis jamais occupé. Je lui raconte l’histoire de cette femme avec qui j’ai vécu et qui par peur de l’avenir n’a pas voulu de cet enfant que nous avions fait ensemble. Je raconte son voyage en Angleterre, dans ces années soixante-dix où l’avortement était encore interdit. Je dis qu’elle a été massacrée là-bas, et qu’elle n’a jamais pu avoir d’enfant après ce séjour, et que cela a été le drame de sa vie.

Je ne devrais pas écrire des choses comme ça…

 

Lacan | Âme et Inconscient


Partir, revenir

Partir, revenir, mourir un peu... D'un blog l'autre...

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19/07/2008

Femmes que j'aime

J’aime aussi les vieilles dames. Je les trouve même plus courageuses, plus authentiques que les vieux messieurs. Mais qu’en sais-je, au reste ? claire goll.jpgAinsi de Claire Goll qui, dans La poursuite du vent raconte qu’elle connut pour la première l’orgasme à 76 ans avec un garçon de 20 ans.

 

 

 

 


ninon.jpgAinsi de Ninon de Lenclos que je citai tantôt à mon ami l’âne Perpignanais au sujet de ce billet qu’exigea d’elle un amant qui avait bien des raisons de douter de la fidélité de sa célèbre maîtresse. Aussi avait-il demandé qu’elle lui écrivît quelques lignes où elle s’engagerait à demeurer chaste durant une certaine séparation. Le Marquis de La Châtre, puéril comme presque tous les hommes se vanta de cet engagement. Le sot : Ninon put s’écrier, ironique, narquoise et terriblement sensuelle : “Ah le bon billet qu’a La Châtre !”
 
 
 
 
 
 
 
 
 COLETTE.jpg
Et Colette, séductrice du père et du fils, (Henry et Bertrand de Jouvenel) se montrant à moitié nue sur la scène en un temps où aucune femme ne s’y était encore risquée.