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25/01/2008

Abbé Pierre, un an déjà...

 
C'était le 22 janvier 2008, à Bordeaux, place Pey Berland.
L'abbé Pierre a quitté le monde des corps un an plus tôt. Mais la force de son esprit est toujours là. Emmaüs et son président, Pascal Lafargue, ont voulu cette commémoration devant un chalet construit en une journée par les Compagnons devant la cathédrale de Bordeaux..
Quelques élus sont là, le temps est gris, la lumière désastreuse...
J'ai voulu ce noir & blanc d'un autre âge, peut-être celui d'un hiver 54...
Réalisation vidéo : Dominique-Emmanuel Blanchard

19/01/2008

J'ai un problème

J'ai un problème

Faut que je vous en touche deux mots. Vos avis me seront précieux.

Je vous explique : j’habite Latresne qui est, je crois, une commune de 3300 âmes assez connue de la région (bordelaise). Pour les municipales, à ce jour, deux listes se sont déclarées. Deux listes de droite, bien évidemment. Il doit y avoir plus de quarante ans que Latresne est à droite. On me sollicite, compte tenu de mon immense notoriété (je plaisante, vous vous en doutez) pour être sur une liste dite de gauche.

Or il se trouve que celui qui veut conduire cette liste de gôche a durant onze ans été au conseil municipal (de droite, même si, même si, allons disons-le, c’était plutôt une droite très très modérée, mais de droite quand même). Je l’appellerai CD celui dont je parle.

C’est clair jusque-là, n’est-ce pas ?

Deux listes de droite et pas une liste de gauche en face, moi, ça me fend le cœur. Alors j’ai dit OK pour cette liste de gauche conduite par quelqu’un qui ne l’est pas vraiment, je répète : CD. Mes amis de gauche, appelés en renfort (sous la houlette d’Alain Lachamp sur la liste de qui j’avais été en 95) n’y vont pas par quatre chemin : si la liste de gauche est conduite par CD, pas question de compter sur eux. Idée (suggérée par Alain Lachamp – de gauche lui, et vraiment de gauche) : constituer une liste sans tête de liste, par ordre alphabétique. Pas bête. On se réunit : adopté.

Problème qu’il me faut ici mentionner : CD, tout seul semble avoir du mal à réunir 22 personnes (il faut en effet être 23). C’est la raison pour laquelle j’avais appelé l’ami Lachamp en renfort. Mais voilà, au final, même sans tête de liste, une partie de la liste déclare forfait : si CD est sur la liste, ils n’y vont pas…

Moi, je vous l’ai dit : deux listes de droite (entendons-nous, ces gens de droite ne sont pas des fanatiques ; au contraire, ils sont même charmants. Mais de droite, voilà) et pas de liste de gauche en face, j’ai du mal, du mal à m’y faire…

A votre avis, qu’est-ce que je dois faire ?

 

15/01/2008

Bigs bans

DEB | Big bans

Finalement, de quoi parle t-on lorsque l’on manque d’inspiration ? De Sarkozy. Président Sarkozy.
Qui serait déjà marié.
Sans publication des bans ? demande l’autre.
Réponse : « L’article 169 du code civil stipule qu’en cas de causes graves, la publication des bans n’est pas obligatoire. Il suffit pour cela que le Procureur de la République du ressort de la ville ou de l’arrondissement dans lequel se déroule le mariage opte pour une dispense de la publication des bans ou de l’affichage de cette publication. »

C’est tout simple. La loi est a plusieurs couches (si j’ose m’exprimer ainsi en la circonstance).

Il est gamin, quand même ce Sarko ! Puéril, aussi.
Quand on pense que cet affolé du bulbe peut appuyer sur le bouton nucléaire !

 

 

16/12/2007

Faut faire payer les vieux

Enfin !

Enfin les vieux pauvres de plus de 65 ans vont payer. On respire. Ils vont payer, ces vieux assistés à la charge de la société, 116 euros de redevance TV, par an…
780.000 foyers jusqu’à présent étaient exonérés. Rapport : 40 à 60 millions d’euros.
Ouf !.
Parce qu’enfin, ils exagèrent les vieux : touchent la retraite (et on sait ce que ça coûte la retraite des vieux), sont malades (et on sait ce que ça coûte en frais médicaux les vieux), foutent rien (travailler plus pour gagner plus, s’en foutent les vieux) et font rien que regarder la télé à longueur de journée (quels boulets ces vieux). Alors faut qu’ils paient.
Et les morts.
Paient pas les morts eux ! Pas encore.
Et si on leur faisait payer un loyer pour leur place au cimetière !

DEB | Faire payer les vieux !

24/11/2007

Pub & Université

Ceci que je soumets à Valérie Pécresse qui veut faire entrer l’entreprise dans l’Université :

“L’Entreprise fera de l’Université
ce que la publicité a fait
de la télévision.”

A votre avis ?


22/11/2007

Mots-maux

Je suis, et serai, je crois, toujours méfiant envers certains mots.
Par exemple : lâcheté, honneur, sabotage, mépris, courage etc.

Je vois bien qu’ils ressurgissent ici et là. Je les considère d’un œil inquiet, à chaque fois. Je sais qu’ils peuvent être l’expression d’une humeur, d’une mauvaise humeur, peut-être même passagère. Il n’empêche, ils sont pour moi, souvent d’une mauvaise mémoire. Mauvaise.

Si j’allais jusqu’à ma bibliothèque, je retrouverais, assez vite je pense, une littérature qui a abusé de ces mots-là, ces maux terribles qui ne me semblent venir que de la haine. Ne sont-ils pas chez Léon Bloy, chez Barrès, chez d’autres dont je n’ai pas envie, ici, de répéter le nom ? Ils sont, aussi, ailleurs, chez d’autres.
La notion de courage chez Sartre, ou Camus est-elle la même que chez Barrès (puisque je viens de le citer) ?

Je note que les glissements sémantiques peuvent brouiller la langue jusqu’à la rendre incompréhensible. Que serait donc une grève qui ne gênerait personne, ne coûterait rien ?

Je lis sur un fax reçu aujourd’hui même que le mot grève est remplacé par blocage. « Ce droit de blocage que s’octroient quelques catégories privilégiées » est-il écrit sur ce fax qui, plus loin, évoque des « bloqueurs sans états d’âmes. » Ils sont si riches ces bloqueurs qu’ils ont plusieurs âmes…

Voilà bien encore l’inquiétude dont il est question au début de ce billet : ces bloqueurs, en réalité, malgré le pluriel, n’auraient pas d’âme.

En somme, ce seraient des monstres.

Grévistes = monstres.

N’est-ce pas ainsi qu’il faut le comprendre ?

 

21/11/2007

Hystérie du verbe

Les faits sont cet os que les imbéciles, comme les chiens, ne veulent pas lâcher.

Montrer, dans la connaissance populaire veut dire : ne pas cacher. Donc, Nicolas Sarkozy parle. Il parle beaucoup, longtemps. On pourrait même dire qu'il est atteint de logorhée. Cette logorhée qui a - mais qui s'en est encore avisé ? - pour effet de dissimuler. C'est bien là le paradoxe : parler est la plus habile façon de se taire.

Cette hystérie du verbe, nous la connaissons : la littérature américaine, entre autres, nous l'a révélée. Elle est ici. Elle encombre le silence.

L'ennemi, l'ennemi absolu c'est le silence.