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12/07/2012

DEB | Au clair de la lampe

lampe 2011-08-07_23.JPGTenter de sauver un peu de ce qui s'écrit au cœur noir et nauséeux de la nuit est un leurre. J'y succombe pourtant ici. J'y éprouve une sorte de dégoût. Les mots ne sont pas ceux que je veux. L'absolu des mots, l'exacte vérité, c'est le silence. Il faudrait que je m'y résigne. Mais si je fais cela je devine ce qui m'attend. Je ne suis pas de « substance » comme diraient des philosophes : je n'ai aucune certitude, je n'ai que des culpabilités qui parfois me laissent un peu respirer. J'appelle cela bonheur : quand je n'ai plus peur ; quand le vide existentiel se fait passager clandestin. J'ai besoin de preuves de ma vie, c'est un aveu d'impuissance que je fais là. Sans preuves je suis comme un navigateur qui voudrait refaire ses voyages. Pourtant, il sait que les bars où il faisait escale sont devenus des agences bancaires, que les femmes qu'il a aimées un temps n'ont plus de pensées que pour leurs petits-enfants et le temps de cuisson des gâteaux qu'ils aiment. J'en suis a envier ces petites préoccupations moi qui suis en délicatesses avec la solitude. J'assiste, parfois avec une complaisance morbide aux dégradations du corps que je hante : du sang là où l'attend le moins ; des douleurs qui fulgurent en pleine poitrine ; des suffocations qui arrachent au sommeil comme on remonte du fond de l'eau. Quand on entre en complicité avec la mort, alors cela doit s'appeler, je crois, le désespoir.

Mais, je n'en sais rien après tout. Je ne sais presque rien nommer de ce qui me concerne. C'est à peine si je reconnais la fatigue. Elle symbolise tout. C'est mon signal d'alarme, mon étalonnage d'être. Je reconnais le désespoir à ma fatigue. Pour le reste, je doute de tout : de mes joies ; de mes peines ; de mes amitiés ; de tout en somme.

10/07/2012

DEB | D'un monde l'autre

Vendredi 22 juin 2012

D'être tant allé d'un monde l'autre, me voilà fracassé.

C'est sur cette phrase que je me lève de ce lit où je m'abîme depuis des jours et des jours pour reprendre le clavier et tenter de renouer avec les mots. Car leur musique, je ne l'entends plus. Depuis des mois, je ne l'entends plus. Comme si j'avais été en attente d'un anéantissement. Il est venu, cet anéantissement. Quand je ne l'attendais pas, là où il était le plus improbable et sous une forme que je n'imaginais pas, même si c'est de mort qu'il s'agit. La mort de cette amie lointaine, une des rares amitiés rescapées de mes naufrages, de mes oublis, de mes passages d'un monde l'autre. Les larmes sont venues aussitôt. Elle, d'une sorte de petit château de Dordogne où, un temps je me suis senti chez moi c'est alors que j'étais dans une château en Normandie qu'est arrivée l'annonce de sa mort. Par un message téléphonique qui a réussi à se faufiler entre les murs et les réseaux flottants.

Elle, c'est quelque quarante ans de ma vie. Alors, désormais je sais, que pour moi il est presque trop tard pour tout. Je n'ai plus de refuge. Elle était le dernier. Il y a quelques années encore il y avait une petite maison en bord de mer où je savais que l'on m'accueillerait. Mais le vieil ami est mort, lui aussi.

08/07/2012

DEB | Retour à Fonroque

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Retour à Fonroque

A la mémoire de Jocelyne Mortemousque | morte le 9 juin 2012


Retour à Fonroque par DEB

04/09/2009

DEB | Les ailes du désir

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Mais non tu sais pas tu sais pas tu sais pas. Tu crois savoir, tu crois être partout, tu crois avoir tout vécu alors que t’as pensé qu’à ça, la vie peinarde, en loucedé. Ta vie tu l’as vécue par procuration et t’as l’impression que c’est pareil, que tu aurais pu écrire tous les livres tous les films raconter toutes les histoires. Tu crois. Mais moi je sais que t’as fait que dire les histoires des autres. Tu penses avoir fait tous les voyages parce que t’as frissonné un soir sur un quai de gare et que t’as entrevu tout ce qu’il pouvait y avoir dans ce frisson-là. Mais tu sais, la plupart des gens pensent ça, ils pensent qu’ils ont vécu parce qu’ils ont imaginé ce qu’ils auraient pu vivre. Mais ils ont laissé partir tous les trains, flétrir tous les espoirs, mourir toutes les illusions. Ils n’ont pas voulu souffrir, ils n’ont pas voulu se tromper, ils n’ont pas voulu risquer de tout perdre. Ils ont tout gardé en l’état. Pas de vagues, pas de vagues. Tout dedans, tout dedans à l’ombre des paupières closes, alors qu’on le voyait même pas leur oeil scintiller. Mais ils savent pas. Ils pensent que ça se voit de l’extérieur une âme qui soupire. Mais on voit rien. Et on s’en fout. On s’en fout de tout. De ce qui est vécu, de ce qui n’est pas vécu, mais toi tu sais. Toi tu sais que je sais. Tu sais que je sourie, tu sais que je ne suis pas dupe, tu sais que tu n’as pas vécu et que je le sais aussi, alors on se serre la paluche comme deux qui n’ont plus rien à se dire comme deux qui ont les mêmes mots mais qui ne disent pas la même chose. Good bye my friend je ne vais pas mourir tu sais, je suis immortel maintenant, et tu sais pourquoi ? Parce que je suis allé jusqu’au bout. Je suis beaucoup plus mauvais poète que Cendrars mais je suis allé jusqu’au bout, et tu veux que je te dise, tu veux que je te dise que j’avais la peur au ventre souvent, mais j’ai continué. J’ai continué. Et parfois j’ai été là où je voulais être. Au moment où j’y croyais plus, souvent. Souvent je me disais j’en peux plus, peux plus aller plus loin moi, j’en ai marre moi, j’arrête, j’abandonne. Et souvent, souvent ça a été là. J’y étais. J’avais plus peur, j’avais plus mal, j’y étais. Je l’avais escaladée cette putain de montagne du désir. J’y étais dans mon désir, et tu veux que je te dise, j’ai commencé à jouir, à jouir de la vie comme on croit pas que ça existe, comme on imagine pas que c’est possible. Alors tu vois, tu peux me raconter n’importe quoi, me parler du sommet du monde, du haut de je ne sais où, cette jouissance, cette jouissance de ma vie où se tient le ventre de ma jouissance je t’en dirai rien. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu comprendrais pas. Tu peux pas comprendre. C’est comme ça.

Ben ouais.

Dis Deb, c’est fini ce délire ?

15/10/2008

DEB | BHL-Houellebecq : Ennemis publics

ACTE I

Commençons par le commencement.
De quoi s'agit-il ? D'une correspondance entre deux écrivains. Deux écrivains majeurs. Mais vivants. Mais « dérangeants ». Nous ne sommes pas, là, dans la littérature qui se prête à toutes les cuistreries propres à agrémenter les dîners en ville. BHL-Houellbecq : fallait y penser. Et fallait oser. Ils l'ont fait. Ils ont, au moins reconnaissons-leur cela, ils ont du courage.
Couple improbable ? Justement. Il fallait ces deux-là : détestés et tout autant encensés. Cibles idéales pour la meute.
Mais, c'est que ça s'engage pour le pire et le meilleur une affaire comme ça. Pour le pire surtout : publié sous X, le livre, d'emblée, s'il suscite la fébrilité, la curiosité, génère la jalousie. La meute est jalo use sans le savoir. La meute est dépressionniste, comme Houellebecq, la meute est idéaliste, comme BHL . La meute a, pour le prix d'un, ses deux cibles favorites. Deux cibles aux antipodes l'une de l'autre. BHL et Houellebecq, rien à voir. Rien de rien. J'entends déjà dire : « Justement, c'est du marketing. Réunir le jour et la nuit en un seul produit, c'est génial coco ! » Du deux-en-un. Ceux-là, ceux de ce discours, parions qu'ils n'ouvriront pas le livre, qu'ils se contenteront de commenter les commentaires, comme d'habitude, dirais-je.
Livre schizophrène ? Pas tant que cela.
Ainsi, page 81, BHL : « Nous sommes tous plus ou moins guidés par une étoile n'est-ce pas ? Eh bien, il y a les mauvaises étoiles, celles que les Latins appelaient les « sidera » et qui ont pour propriété de vous attirer vers le fond, le gouffre, l'abîme de vous-même [...]. Et il y a les bonnes, celles qu'ils appelaient les « astra », les astres, et qui, elles, au contraire, vous font lever la tête, regarder vers le ciel et, d'abord, le ciel des idées...»

Alors, vous, vous êtes plutôt sidera ou plutôt astra ?

 

ACTE II


Je vais donc le lire trois fois, ce livre : d'abord la partie BHL, puis la partie Houellebecq, et enfin, dans sa continuité. Comme si, après avoir écouté l'un et l'autre séparément je les mettais face à face. Il doit être dit, que je ferai fi, une fois pour toutes, dans cette chronique des ricanements sournois qu'elle ne manquera pas de provoquer.

Je le lis donc, patiemment, attentivement ce livre, Ennemis publics (Flammarion-Grasset éditeurs) que j'ai attendu dans une belle fébrilité dès que j'ai su son existence.

Au fond, me dis-je, plutôt qu'une « critique » une fois pour toutes de ce livre, pourquoi ne serait-il pas un thème récurrent où je pourrais m'inscrire. Pourquoi ne serait-il pas le fil rouge de plusieurs posts ? Au risque de lasser mes lecteurs ce dont, je l'avoue ici, je ne fais pas tant de cas que cela.

C'est qu'il y a deux aspects du monde avec ce livre-là. Pas si antagonistes que ça, pas autant de connivence que ça non non plus. Il y a beau temps que le manichéisme n'est plus pour moi qu'un exercice de style, une commodité souvent, surtout lorsqu'il s'agit de politique. En gros : on est à droite ou on est à gauche. Le milieu ? Ce juste milieu qu'invoquent les imbéciles ou les gens très sages ne me passionne guère. Mais cela peut faire un prix Nobel de littérature à l'occasion.

Ainsi pourrait-on imaginer, d'un côté l'optimisme (et je vous prie de croire que je sais comme il peut être volontaire), de l'autre le pessimisme (et je sais aussi comme il peut être forcé), ce qui pourrait satisfaire tout le monde.

Où Houellebecq évoque ses problèmes d'eczéma, BHL raconte ceux de Cocteau. D'aucuns diront : ça a une autre gueule, non ! Sous-entendu : Cocteau, quand même, c'est d'un autre niveau que Houellebecq, non ? Tout cela pour fustiger la pseudo mégalomanie de BHL et louer la simplicité d'un Houellebecq.

Deux faces du monde, disais-je, et qui n'en finissent pas de s'opposer et de se rapprocher. Houellebecq inclinerait pour une détestation des hommes et de l'humanité en général et ne lui verrait pas beaucoup de chances de succès tandis que BHL s'écrirait : pas du tout, il suffit de relever la tête et de regarder les idées qui sont au-dessus de nous.

Le Cocteau désormais célébré, n'a-t-il pas été détesté au point qu'il y avait toujours quelqu'un, lors d'une projection d'un des ses films, qui voulait lui casser la gueule.

Au moins y a-t-il une certaine justice : BHL, Houellebecq sont haïs. Ils le savent. Cette justice du pire, je ne la cite que pour en souligner le ridicule. Y en a-t-il qui haïssent les deux ? Lequel souffre le plus de la critique, de l'ignominie dont on les accable ? Il semblerait de ce soit Houellebecq, voire ! Houellebecq qui s'interroge sur cet autre, bien servi lui aussi par la vindicte, Sollers : « Sous le Philippe Sollers social, existe-t-il encore un Philippe Sollers réel ? »

La question ne vaut-elle pas pour toutes celles et tous ceux qui ont un peu de pouvoir, de notoriété et qui, injure suprême, se permettent d'être singuliers ? Au palmarès des insultés, n'oubliez pas Ségolène Royal je vous prie.

Dès la première page du livre, Houellebecq annonce la couleur. Il sait que les critiques sont des gens pressés qui lisent les livres en diagonale, cherchent l'angle d'attaque et à coiffer les autres critiques au poteau. Il leur complique alors la besogne par ce portrait de lui-même que la rumeur a dressé. Ainsi, les plumitifs que nous sommes vont-ils devoir chercher d'autres adjectifs. Mais les pistes sont là : « Nihilste, réactionnaire, cynique, raciste et misogyne honteux. »

Voilà, les leçons de Sollers ont porté : inclure dans son livre sa propre critique. « Anarchiste de droite ? Beauf ? « Auteur plat n'ayant accédé à la notoriété que par suite d'une invraisemblable faute de goût... »

Cette introduction, n'en doutons pas deviendra d'anthologie. En deux pages sont réunies les critiques les plus assassines.

En voulez-vous sur BHL ?

Voici (si j'ose dire), sous la plume de Houellebecq : « Spécialiste des coups foireux et des pantalonnades médiatiques [...]. Intime des puissants, baignant depuis l'enfance dans une richesse obscène, vous êtes emblématique de ce que certains magazines un peu bas de gamme comme Marianne continuent d'appeler la " gauche-caviar " [...]. Philosophe sans pensée, mais non sans relations, vous êtes en outre l'auteur du film le plus ridicule de l'histoire du cinéma. »

Il pourrait conclure, mais au contraire, c'est par là qu'il commence (puisque ce sont les toutes premières lignes) : « Tout, comme on dit, nous sépare à l'exception d'un point, fondamental : nous sommes l'un comme l'autre des individus assez méprisables

Ce à quoi, BHL, réplique par Cocteau, Pound, Camus, Baudelaire...

Le liste serait longue.

Mais suffit ! BHL ne se vautre pas dans l'autodénigrement. Cela fait partie du secret, son secret.

La haine, Houellebecq y revient lui. Il digère moins bien sans doute, et je peux comprendre ça. La haine dont il a été et dont il est toujours l'objet il ne veut pas tout de suite l'évacuer. C'est qu'il en connait la sale gueule, comme tout le monde, mais lui, il a de la mémoire. « Souvent, lorsque vous étiez mentionné dans la conversation, j'ai vu apparaître un vilain rictus que je connais bien, un rictus de joie basse et commune à l'idée de quelqu'un que l'on va pouvoir insulter sans risques. »

 

ACTE III | De la difficulté d'être au monde.

L'enfance nous a tous conviés à des scènes de lynchages plus ou moins violentes mais néamoins, symboliquement, bel et bien réelles. Houellebecq ne revendique aucun courage. Il n'a jamais défendu les victimes, avoue-t-il, et il ajoute qu'il n'a « jamais éprouvé le désir de rejoindre la camp des bourreaux ». En cela « nous n'avons rien de l'animal de meute » ; « Je me suis contenté dans mon enfance, lorsque j'étais confronté à ces scènes pénibles, de détourner le regard en me réjouissant d'avoir été épargné, pour cette fois. »
Cela ne peut-il s'appeler du doux nom de lâcheté ?

Car oui, c'est bien de cela qu'il s'agit, « quand on est témoin, on est impliqué » a à peu près écrit, ou dit Sartre. Et, puisque c'est moi qui écris ici, pourquoi me priverais-je de parler de moi dans la perspective d'une interrogation sur la lâcheté ?

Ai-je assisté à des scènes de « lynchage » lorsque j'étais enfant ? Il me semble que non. Il me semble car, qui me dit que mon inconscient n'a pas, sagement, entreposé ça hors de ma portée ? Consciemment donc, nul souvenir de cet ordre. Mais il me semble qu'on s'est beaucoup moqué de moi. Sans pour autant avoir été objet de sévices corporels. Mais, j'étais quelque peu moqué, oui. Tout bêtement à cause de mes cheveux. « Magnifiques », s'exclamaient les adultes, et les femmes (car les hommes répugnent aux compliments, sauf s'ils y ont intérêt, c'est bien connu) ; frisés mes cheveux, très. « Crépus » décrétaient d'autres (les hommes cette fois). « Le nègre », entendais-je parfois en cour de récréation. Aussi, pendant longtemps, ai-je souhaité des cheveux bien raides, bien plats, bien ordinaires. J'ai été le nègre, enfant, et le « rapatrié », adolescent, quand l'Algérie a commencé à se vider des ses pieds-noirs qui, dès leur arrivée étaient accusés de profiter de largesses gaulliennes. Mais si, mais, il m'en souvient.
Plus tard, bien plus tard, à propos d'Algérie, quand je rencontrerai celui qui, précisément aura contribué à son indépendance, nous évoquerons cet effarement d'être dont il va être question, et que je veux, sous peine de tomber dans le souvenir d'enfance artificiel, décrire au plus près de sa vérité existentielle.
C'est que je me tenais à l'écart du monde, tout simplement. Tout cela ne me concernait nullement, c'est le moins que l'on puisse dire. Je n'étais pas au monde tant il me paraissait absurde, tant le fait d'être là était absolument inapréhendable.
Alors, leurs chahuts, leurs disputes, leurs joies, leurs bandes et toutes ces choses qui remplissent les les livres et les films sur les souvenirs d'enfance : très peu pour moi. Il y avait là, me semblait-il quelque chose d'intrinsèquement tragique. Je ne pouvais que repérer les « victimes ». Elles seuls, ces pauvres petites choses hébétées, tout comme moi, les morveux au vrai sens du terme, croûteux, mal fagotés, repoussés par les autres, ceux de la vie au premier degré, ceux-là seuls, pour moi, étaient de quelque réalité.
Ces déshérités, ces vilains petits canards étaient mes copains, mes frères d'imposture. Les autres, fils de pharmacien, de boucher, de médecin ne me concernaient pas. Tous, sauf un : parce qu'il était américain.

Mes potes, les idiots, ceux du fond de la classe, les cancres, les chialeurs étaient miens. Fils de ferrailleur, de paysans, de misère, ou je ne sais quoi encore, oui, ceux-là j'avais quelque chose en commun avec eux. Mais quoi, hormis cette inadéquation au monde. Car je n'étais pas pauvre, je n'étais pas mal foutu, pas morveux, propre sur moi. Nous étions, eux et moi, d'une autre planète, et je me doutais bien qu'elle s'appelait néant, et qu'il faudrait y retourner. À quoi bon être là si ce n'est pas pour y rester. Qu'est-ce que c'était que ce surgissement de nulle part vers nulle part ?
Les victimes, souvent sont seules, et leur isolement les rend encore plus vulnérables, fragiles. Deux victimes ensemble c'est déjà un groupe, le commencement de quelque chose.
Cela devient sans doute de moins en moins évident, mais il s'agit toujours ici du livre Ennemis publics de Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy...
Le lecteur ne réécrit-il pas le livre qu'il lit ou a lu ?
Je reste un lecteur.

DEB